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La schizophrénie se caractérise généralement par des distorsions de la réalité touchant les mécanismes de la pensée, les perceptions, les émotions, le langage, l’estime de soi et le comportement. Toutes ces fonctions ne sont pas perturbées au même moment et dans la même mesure. En effet, l’intensité et la manifestation des symptômes schizophréniques varient grandement d’un patient à l’autre et pour un même patient au cours de sa maladie.

Les symptômes de la schizophrénie16 sont qualifiés de :

SYMPTÔMES POSITIFS
Ils viennent s’ajouter aux comportements habituels et ne sont normalement pas ressentis par les patients non atteints de schizophrénie. Les symptômes positifs les plus fréquents sont les hallucinations (surtout auditives/visuelles), les idées délirantes (conviction absolue de persécution, de grandeur ou de contrôle), les troubles de la pensée et les troubles du comportement.16 

SYMPTÔMES NÉGATIFS
Ils reflètent un affaiblissement ou une perte des fonctions et des réactions émotionnelles, habituellement présentes chez les personnes non atteintes de schizophrénie. Les symptômes négatifs les plus fréquents sont le retrait social, une absence de motivation ou d’initiative, une absence de réaction émotionnelle et de motivation, un émoussement affectif et une pauvreté de la pensée.16 

SYMPTÔMES COGNITIFS
Ils affectent l’ensemble des fonctions de l’esprit liées à la connaissance. Ils se manifestent par un trouble de la compréhension, de l’analyse ou de la mémoire.16 

SYMPTÔMES AFFECTIFS
Il existe aussi des symptômes affectifs car il est fréquent que les patients souffrent d’anxiété, de sentiments dépressifs, de pensées suicidaires, de perte de sommeil, d’un sentiment de culpabilité. Les symptômes affectifs peuvent être considérablement invalidant pour les patients.16 

 

Les patients souffrant de schizophrénie ne présentent jamais la totalité des symptômes mais plutôt un ensemble unique à chaque patient, fluctuant dans le temps. Les symptômes de la schizophrénie se manifestent lors d’épisodes aigus (crise) mais aussi sur le long cours.10

La plupart des patients qui souffrent de schizophrénie vivent plusieurs épisodes psychotiques, période pendant laquelle les symptômes positifs sont prononcés.2,3,4

Ces épisodes ont un impact important sur la vie quotidienne des patients car ils affectent leur capacité à communiquer et interagir avec leur entourage (professionnel ou scolaire, familial, social…) 1.

 

Une certaine stabilité peut exister entre les épisodes psychotiques. En effet, les symptômes, qui dans cette phase de la maladie, sont moins forts, affectent peu la vie quotidienne des patients. Il est important de garder à l’esprit que la schizophrénie est une maladie chronique qui se traduit par une résurgence périodique des symptômes nécessitant une prise en charge médicale long-cours. Les traitements médicamenteux sont un point important de cette prise en charge et, comme dans d’autres maladies chroniques comme
le diabète des maladies respiratoires (asthme), la gestion correcte du traitement sur la durée aura un impact positif pour le patient5,6.

Lorsque les symptômes resurgissent ou s’aggravent après une période où vous alliez mieux, on utilise le terme de rechute. Les patients qui arrêtent de prendre leurs médicaments en dehors de tout avis médical s’exposent à un risque de rechute dans les semaines qui suivent cette rupture de traitement7. Il est important de comprendre que le traitement peut être adapté à chaque patient et qu'il a un effet bénéfique sur la prévention de la rechute7.

Il est primordial de noter que la schizophrénie n’affecte pas l’intelligence des patients.

Cependant, les symptômes occasionnent un certain nombre de troubles dans le fonctionnement du cerveau qui peuvent perturber les fonctions cognitives comme l’attention, la mémoire, l’apprentissage et le traitement de l’information.
Ainsi, les patients peuvent ne pas percevoir la maladie qui les affecte et, par conséquent, refuser de prendre les médicaments nécessaires à leur traitement. La non conscience des troubles (aussi appelée « insight ») reste un des grands défis de la prise en charge des patients. En effet, l’absence de conscience de la maladie est plus commune et sévère chez les personnes atteintes de schizophrénie : 50 % à 80% d'entre eux ne considèrent pas avoir un trouble mental 8-9.

 

REFERENCES